Le cabriolet dont vous suivrez l'évolution de la restauration, est un cabriolet de type MDU4. C'est un 6CV de fin 1938.

Il fut acheté en 1961 par son ancienne propriétaire chez Germain Lambert (photos ci-contre et ci-dessous). Comme nous l'avons évoqué dans la rubrique "Les années 1960", à cette époque, les Georges Irat étaient des véhicules d'occasion qui ont beaucoup souffert. Sa propriétaire se souvient lui avoir offert une capote neuve qui lui a coutée plus cher que la voiture. La voiture consommait énormément, et après trois ans d'utilisation, elle l'a abandonnée dans une rue du XVIIème arrondissement de Paris.

Elle fut très surprise de savoir qu'elle existait toujours. J'ai repris contact avec elle en 2000, après de très nombreuses recherches car la carte grise était toujours à son nom. Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu'elle l'avait conservée. Nous avons alors rédigé un acte de cession et j'ai maintenant une carte grise normale à mon nom.

Après avoir été abandonnée à Paris, cette voiture s'est retrouvée dans une casse de l'Yonne près d'Auxerre. C'est là que mon oncle et mon père l'ont achetée en 1965 pour créer une banque de pièces pour un autre cabriolet roulant presque tous les jours.

Après avoir démonté l'essentiel des pièces mécaniques, le châssis fut entreposé dans un pré. C'est là qu'elle a certainement le plus souffert. Après quelques temps, le châssis est mis à l'abris de la pluie et est recouvert d'une épaisse couche de peinture antirouille.

En 1990, mon oncle m'offre la Georges Irat qui mérite une restauration. N'ayant pas de local approprié, les premières années seront consacrées à l'inventaire des pièces, la recherche (moteur) et la re-fabrication de certaines (pignon de distribution) et à la réfection de certaines partie mécanique (boite à vitesse).

Le châssis restera sous son abris jusqu'à l'hiver 1999. Il est alors déplacé dans mon sous-sol où sa restauration va pouvoir commencer.

     Les origines du cabriolet